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Orange County Choppers est un atelier créé par Paul Teutul senior en 1999 dans la petite ville de Montgomery dans le comté d'Orange (d'où le nom de l'entreprise) dans l'État de New York et qui a depuis fait sa renommée grâce à la série American Chopper (diffusée sur la chaîne Discovery Channel). Cela a permis à l'atelier d'être reconnu dans tous les États-Unis grâce à ses motos à thème et autres créations. De nombreux produits dérivés des membres de l'équipe (figurines articulées, mugs, stylo, T-shirts, etc.) ont également contribué à la célébrité de l'atelier.
L'atelier est très prolifique. Il a produit, en autre, les machines suivantes :
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Black Widow Bike
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#Posté le vendredi 17 février 2012 05:46

Modifié le vendredi 17 février 2012 06:40

hommage pour le 11 septembre 2001

Attentats du 11 septembre 2001

Les tours du World Trade Center en feu après les impacts des vols AA11 et UA175.Les attentats du 11 septembre 2001 (abréviations : 11/9, 11-Septembre et, en anglais, 9/11) sont une série d'attentats-suicides commis par le réseau terroriste Al-Qaida dans le nord-est des États-Unis le mardi 11 septembre 2001. Quatre avions de ligne sont détournés, trois d'entre eux sont projetés contre des immeubles hautement symboliques : les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, à New York, et le Pentagone, siège du département de la Défense des États-Unis, à Washington. Les tours se sont effondrées moins de deux heures plus tard entraînant l'immeuble du Marriott World Trade Center dans leur chute. La tour 7 du WTC s'est effondrée dans l'après-midi en raison d'incendies et des dégâts occasionnés par la chute des Twin Towers. Le quatrième avion s'est écrasé en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie.

La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a été créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats ont pu se produire et pour éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport publié fin août 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaida, en affirmant que les dix-neuf pirates de l'air impliqués dans ces attentats-suicides en étaient membres et que le commanditaire en était Oussama Ben Laden. Ce dernier s'est félicité de ces attaques dans des vidéos diffusées en novembre et décembre 2001. Oussama Ben Laden avait été désigné comme responsable le plus probable par les autorités américaines dès le soir du 11 septembre.

Ces attentats ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center ayant été diffusées en direct, ainsi que l'effondrement complet en quelques secondes des trois tours du WTC à Manhattan. Le choc psychologique a été considérable au plan international. Ces attentats ont généré des effets puissants et persistants, notamment politiques et économiques. Le gouvernement américain a institué une législation sécuritaire et, en dénonçant un nouvel « Axe du Mal », s'est lancé dans une « guerre contre le terrorisme ».

Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à 2974 morts dont 343 sapeurs pompiers de New York et une cinquantaine de policiers New Yorkais (policiers + officiers de la police du port) ainsi que 23 disparus . Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d'autres, notamment parmi les secouristes, sont atteintes de maladies engendrées par l'inhalation de poussières toxiques

Attentats : les faits
Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à 46 000 litres chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques, principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l'air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel naviguant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans le vol American 11 pour tenir les passagers à l'écart de la première classe. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a pu établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux multifonction Leatherman. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions [réf. nécessaire](pas sur l'American 77).

Les détournements :
Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 »
Cliquez sur une vignette pour l'agrandir
Trajet du vol AA11 décollage de Boston Logan
Trajet du vol UA175 décollage de Boston Logan
Trajet du vol AA77 décollage de Washington Dulles
Trajet du vol UA93 décollage de Newark Liberty

Selon l'étude du NTSB de l'hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006[7], les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d'intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 minutes de retard et atteignit sa cible très exactement 16 minutes après que l'AA11 a frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 minutes (48 minutes pour AA11).
Ces parcours ne correspondent pas à un souci de minimiser le temps d'exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 minutes durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de son objectif. Ce choix se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au-dessus du New Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud.

Ce trait est également partagé par les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 minutes) résultait en un éloignement important de leur cible.

Réactions de la défense aérienne
Les procédures réglant la coordination entre l'aviation civile et le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), sont en place depuis les années 1960. Au matin du 11 septembre, 14 avions de chasse étaient disponibles pour protéger l'espace aérien des États-Unis contigus.

Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d'alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8 h 14), à l'instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées. Aucun des avions de chasse ayant été mis en ½uvre n'a été capable d'interférer avec les vols piratés.

Le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission. Reprenant les données du NORAD, la Commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres. Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations. Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse n'aurait été mis en ½uvre avant l'impact du vol AA77 contre le Pentagone (9 h 37). La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8 h 44 et 9 h 30. Selon la Commission Kean, les premiers chasseurs, des F-15 du 101st Figther Squadron du Massachusetts ANG décollèrent à 8 h 52, 38 minutes après le détournement du vol AA11 d'Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km.

Après qu'ils eurent grimpé en altitude et volé au quart de leur vitesse maximale en attendant de savoir où se trouvaient le ou les avions de lignes qu'ils devaient intercepter, car ceux-ci, transpondeurs débranchés, avaient disparu des écrans utilisés pour le contrôle du trafic aérien[réf. nécessaire], ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9 h 11, ils furent affectés à patrouiller l'espace aérien new-yorkais. Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller trois chasseurs F-16 de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington. Celle d'Andrews, à 15 km de la capitale, dont trois chasseurs F-16 n'emportant que des munitions d'entrainement participaient à un exercice en Caroline du Nord ce matin-là reçut de son côté l'ordre par les services secrets de préparer une patrouille armée. Mais une demi-heure plus tard, à la réception de l'ordre de la Présidence de faire décoller ces chasseurs suite à l'attentat contre le Pentagone, ils n'étaient toujours pas prêts. Volant à 35 % de leur capacité, les chasseurs de Langley arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l'impact du vol AA77 au moment où trois F-16 non armés décollaient d'Andrews, quarante cinq minutes après la mise en alerte.

Bien que le non respect des procédures d'alerte fût ainsi pointé du doigt, il n'y eut aucune enquête publique et aucune sanction à l'encontre des responsables de la FAA. L'échec du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d'être confirmés dans leurs fonctions, voire promus. Cet échec était aggravé par le fait que le WTC avait été reconnu comme cible privilégiée dès l'explosion du camion chargé d'explosifs de 1993. En 1994, un expert commandité par le Pentagone soulignait la valeur symbolique des tours et envisageait qu'une attaque terroriste consisterait certainement en « des actions multiples et simultanées ». Durant les deux années précédant les attentats, le NORAD effectua des exercices dans lesquels des avions de ligne détournés étaient utilisés contre divers objectifs, dont le WTC. Par ailleurs, les services de renseignements de plusieurs pays, européens entre autres, avaient plusieurs mois auparavant prévenu leurs homologues américains d'une préparation de détournements d'avions civils sur le territoire des USA.

À 9 h45, le Transport Canada déclenche l'Opération Ruban jaune après que la FAA ai fermé l'espace aérien des États-Unis, bloquant au sol les avions devant décoller et détournant vers le Canada les vols internationaux en provenance d'Europe et d'Asie. Tous les vols commerciaux aux États-Unis sont annulés (et tous les vols internationaux volant en leur direction détournés sur le Canada), et les aéroports de Los Angeles et San Francisco fermés. Les 4 500 avions civils alors en vol sont forcés d'atterrir en urgence et l'aviation civile reste clouée au sol jusqu'au 14 septembre.

Article détaillé : Opération Ruban jaune.
L'US Navy annonce à 14 h 51 le déploiement de deux porte-avions et d'autres navires venant de la base navale de Norfolk au large de New-York et de Washington et d'un groupe aéronaval au large de Los Angeles.

Environ deux heures après le dernier crash, une centaine de chasseurs patrouillaient dans l'espace aérien américain et, depuis le 14 septembre, une opération baptisé Noble Eagle doit assurer la couverture aérienne 24 h sur 24 des États-Unis. Celle-ci a coûté 40 milliards d'Euro pour ses sept premières années et use sérieusement personnels et matériel

Article détaillé : Noble Eagle.
Parmi les unités militaires déployées en renfort sur le lieu du désastre, une unité de guerre bactériologique de la garde nationale des États-Unis fut chargée d'analyser l'air afin de déterminer si des germes pathogènes avaient été répandus. Mise en alerte quelques minutes après le second impact, elle confirma à 20 h 30 l'absence de risques en ce domaine.

Impacts et dommages :

Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.Environ dix-sept mille quatre cents personnes se trouvaient dans les deux tours au moment des collisions et la plus grande partie d'entre elles a eu la possibilité d'évacuer les lieux avant leur destruction.

Il s'agissait du deuxième attentat touchant le complexe depuis sa mise en service, le premier attentat datant de 1993.

WTC1 :
À 8 h 46 (heure locale) (soit 13 h 46 en UTC), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord[17], son inclinaison (25°) résultant en une emprise sur cinq étages (93 à 97). Animé d'une vitesse estimée à 710 km/h, l'avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 mètres pour 48 mètres d'envergure), les extrémités des ailes n'occasionnant que des dégâts superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à trente-six poteaux sectionnés (douze en moyenne par étage atteint, soit 5 % des deux cent quarante du pourtour). Les dommages sur la structure centrale restent inconnus et non établis (à eux seuls, les quarante-sept poteaux centraux supportaient 60 % de la charge statique). Selon le rapport de la FEMA qui reprend à son compte l'opinion d'experts exprimée le 11 septembre lors d'interviews, le sommet des tours se serait déplacé de six à huit mètres au moment des impacts. Mais, d'après l'étude qui fit suite des ingénieurs commandités par le NIST, le déplacement maximal de la tour Sud (au niveau de l'impact), obtenu par simulation, n'aurait été que de quarante centimètres, résultat que confirment les calculs du professeur Bazant du MIT (quarante-cinq centimètres).

Seule une petite partie de train d'atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu environ 95 % de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loin. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l'un des kamikazes (Satam Al Suqami). Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées.

Les dégâts constatés dans le hall du rez-de-chaussée, rapportés notamment par les pompiers (vitres et portes d'ascenseurs soufflées, plaques de marbre murales décollées) et secouristes (personnes brûlées) sont habituellement attribués au kérosène pulvérisé autour du 95e étage, lequel aurait alors parcouru les quelque quatre cents mètres d'une cage d'ascenseur, accordant à sa combustion en atmosphère libre la capacité de produire une puissante onde de choc. Selon ces témoins, les ascenseurs concernés étaient ceux du centre, dits locaux, qui desservaient les étages inférieurs et les sous-sols.

WTC2 :
À 9 h 03, le vol UA175 pénétrait de biais (15° environ) la face sud-ouest de la tour Sud, à quelque sept mètres de son centre. L'événement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l'attentat contre la tour Nord.

Selon le rapport publié par la FEMA, la vitesse de l'avion était estimée à 870 km/h, ce qui lui accordait 50 % de plus d'énergie que le vol AA11. Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 83, il laissait une empreinte plus courte (26 mètres d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'au niveau de l'étage 95. L'angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l'appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d'atterrissage et de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à quatre cents mètres de distance. L'avion sectionna vingt-cinq colonnes de la structure externe (onze par étage en moyenne, soit 5 % du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits. L'empreinte laissée par l'avion avait une surface tout à fait comparable à celle de WTC1. Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord, au moins un escalier resta praticable.

Le Pentagone :

Le Pentagone en feu peu après l'impact du Boeing 757À 9 h 38, Le vol AA77 a pénétré la partie centrale de l'aile occidentale du Pentagone, l'avion filant à la vitesse estimée de 850 km/h. L'avion pénétra au centre d'une section en achèvement de rénovation, la façade extérieure venant d'être renforcée pour résister à une attaque terroriste (poteaux d'acier, couverture de kevlar). La rangée de colonnes d'acier fut détruite sur une largeur d'une dizaine de mètres à hauteur du rez-de-chaussée. Tout un ensemble de colonnes de soutien des étages en béton fut également détruit immédiatement en arrière de l'impact, mais aussi à une distance conséquente, sectionnées à la base. D'où l'effondrement de la section d'étages une demi-heure plus tard. À cent mètres de l'impact, exactement dans l'axe de vol, une perforation circulaire de 2,3 mètres de diamètre avait été faite par l'un des réacteurs dans le mur interne de l'anneau C du bâtiment, marqué au-dessus de l'orifice d'un important dépôt de résidus gazeux de combustion et de traces d'une onde de choc (vitres brisées). L'impact et le feu initié par le carburant qui s'est rapidement répandu dans la structure ont tué les 64 personnes de l'avion ainsi que 125 occupants du Pentagone.


Les incendies :
Instantanément libéré par l'éclatement des ailes contre les façades des tours, le kérosène (autour de trente-cinq mille litres par avion) se répandit largement avec les débris dans la direction donnée par les impacts jusqu'à ressortir en partie par la façade d'entrée et celles opposées, s'enflamma suite à de nombreux court-circuits électriques au sein des immeubles et des réacteurs eux-mêmes, formant d'énormes boules de feu (brûlant ainsi 20 % du combustible) allant du jaune à l'orangé, (du à la combustion des particules de l'élément carbone engendrant des feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l'épuisement des combustibles (selon le NIST, le maximum d'échauffement résultant de la combustion d'une partie du kérosène - 40 % - et de l'ameublement était atteint vingt minutes après l'impact)), et de l'embrasement de nouveaux matériaux. Cette combustion rapide provoqua une pénurie d'oxygène, les fumées, grises et légères suite aux boules de feu, virant au noir au bout d'un quart d'heure. Nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de 700 °C), ni même d'éclatement de vitres (au-dessus de 600 °C), même à proximité des brèches de sortie des pièces d'avions où devaient s'être accumulés les débris de toutes sortes (meubles, équipement...), témoignant de la relative faiblesse des incendies. Analysés par le NIST, les échantillons de poutres externes des étages impactés indiquent pour la plupart une exposition à une température maximale de 250 °C, une faisant exception avec une température supérieure, mais en dessous de 600 °C. Les calculs réalisés par cet organisme ont indiqué des températures maximales d'environ 500 °C. Ces résultats sont cohérents avec les données d'expérimentations réalisées par l'industrie métallurgique où des feux d'hydrocarbures dans des parkings n'ont pas été capables d'échauffer les poutres d'acier non protégées à plus de 360 °C.
La puissance de ces feux reste par ailleurs très inférieure à celle d'incendies de tours répertoriés, tel celui du One Meridian Plaza (sur huit étages, pendant dix-huit heures) ou de la First Interstate Bank (sur cinq étages, durant trois heures et demie). Quant aux effets de ces feux, il faut souligner que le rôle des protections passives anti-incendies est apprécié dans la perspective d'une « résistance au feu » qui n'indique pas le temps durant lequel un immeuble doit rester debout, mais celui durant lequel l'incendie doit être contenu dans l'espace où il a pris naissance.
Malgré l'épuisement immédiat de l'essentiel du kérosène, la médiocrité des feux à l'effondrement et l'aspersion d'eau sur les gravats accumulés, des zones de hautes températures (au-dessus de 700 °C) ont persisté des jours durant d'après une étude de la US Geological Survey. Cent jours après, ces foyers étaient encore actifs.


WTC1 :
Les feux restèrent contenus dans les espaces opposés à l'impact, à l'exception d'un surgissement au 105e étage qui exhiba l'unique émergence de flammes du bâtiment. L'effondrement de la tour Sud induit une réactivation des feux à l'intérieur du bâtiment (fumée plus volumineuse et plus grise). La béance laissée par l'impact, mettant « à vue » le c½ur du bâtiment, resta en permanence un trou noir, signalant ainsi l'absence d'incendie au niveau de la cage des services.


WTC2 :
L'inclinaison de l'impact fit que le kérosène de l'aile droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s'ensuivit que l'incendie consécutif fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé au coin est avec cependant un phénomène inhabituel mentionné par le NIST : peu avant l'effondrement fut enregistré un flash lumineux intense suivi, plusieurs minutes durant, d'un écoulement de métal en fusion.

Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au 78e étage avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que put être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7. Au moins dix-huit personnes qui étaient situées dans les étages supérieurs avaient pu entre temps traverser sans difficulté la zone sinistrée par l'un des trois escaliers du noyau de services (où sont groupées les colonnes de la structure interne de soutien).

WTC7 :
Atteinte par des débris métalliques chauds projetés sur sa face sud (en son tiers oriental) lors de l'effondrement de la tour Nord, ce gratte-ciel de quarante-sept étages abritait quelques incendies, avec des flammes sporadiquement et partiellement visibles (niveaux 11 à 13 et 28 à 30). En août 2008, le NIST a publié un rapport concernant l'effondrement de WTC7, concluant que le feu en était la cause principale.

Le Pentagone:
L'incendie consécutif à l'impact fut relativement violent mais circonscrit à la partie nord de l'aile frappée (dans le sens de l'axe de vol). Les pompiers ne purent jusqu'à 13 h 00 approcher la zone d'impact en raison de son intensité et il était encore actif dix-huit heures plus tard. Il a été constaté que des vitres ont été liquéfiées, du béton fendu et que l'arrière d'un camion pompier, à poste face à l'héliport au moment de l'impact, eut l'arrière partiellement fondu, témoignages d'une température élevée (proche de 1 500 °C).


Effondrement des tours:
Article détaillé : Effondrement des tours du World Trade Center.
À 9 h 58, cinquante-six minutes après avoir été atteinte, la tour Sud s'effondrait. C'est la perplexité qu'exprimait le visage du chef de bataillon Joseph Pfeffer dans son poste de commandement, au rez-de-chaussée de la tour Nord, filmé par les frères Naudet. Cette incrédulité est également exprimée dans le recueil de témoignages de la Mairie. Étant déjà intervenus à l'occasion d'un incendie et d'un attentat aux explosifs, les pompiers new-yorkais possédaient une parfaite connaissance des immeubles et croyaient qu'ils étaient aptes à soutenir de tels impacts. D'ailleurs, John Skilling, chef de l'équipe d'ingénieurs concepteurs du World Trade Center, avait déclaré en 1993 que les tours avaient été calculées pour résister à la collision d'un Boeing 707 ou d'un DC-8, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l'impact résulterait « seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l'effondrement ni de dégâts conséquents à l'immeuble ». Frank Demartini, superviseur du chantier de construction, qui avait ses bureaux au 88e étage de la tour Nord et y périt suite à sa décision d'aider à l'évacuation des occupants piégés, avait précisé, lors d'un entretien du 25 janvier 2001, que les tours pouvaient probablement soutenir plusieurs impacts d'avions de ligne grâce à leur conception. Selon ces ingénieurs, toutes les colonnes extérieures d'un côté de l'immeuble, ainsi que celles proches des coins adjacents, pouvaient même être sectionnées que cela n'empêcherait pas la structure en « tube » de continuer à remplir parfaitement sa fonction.

À 10 h 28, trente minutes après la tour Sud, c'était sa jumelle qui s'effondrait détruisant le Marriott World Trade Center fortement endommagé par la chute de la tour Sud et, à 17 h 25, la tour WTC7.

Une caractéristique commune aux trois effondrements est qu'ils se firent, selon les indications données par la FAQ no 6 du NIST, le rapport de la FEMA ou les calculs du professeur Bazant (11-12 s, 9-10 s et 6,3-6,5 s respectivement pour les tours WTC1, WTC2 et WTC7), en un temps légèrement supérieur à celui d'une chute dans le vide (8-9 s, 7,5-9 s et 6 s), indiquant une absence de résistance des structures porteuses centrales, ce que l'ingénieur expert en structures béton Bazant exprime en parlant de la chute des étages supérieurs dans un tube vide. Une autre est la production de jets de gaz et poussières jaillissant des façades, au moins dix étages au-dessous du front de destruction pour les jumelles, dans les étages pour WTC7. Une troisième est la symétrie à peu près parfaite de ces destructions.
Dans un rayon de cent trente mètres environ, quantité de vitres des immeubles furent détruites par l'onde de choc générée par la destruction des tours jumelles.

WTC2 :
Quelques minutes après la dernière communication avec l'équipe de pompiers qui, ayant atteint le 78e étage, portait secours aux blessés et s'apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci, recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo. Il fut stupéfait d'entendre que « les immeubles allaient s'effondrer et qu'il fallait les évacuer » (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l'OEM, reconnaissait qu'il n'avait fait que transmettre cette information et l'origine de cette prévision reste inconnue). Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l'impact s'inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, la résistance de la partie intacte de la structure externe (le « tube »), mais moindre du secteur endommagé. Puis, après une accélération jusqu'à un angle d'environ 25°, cette rotation cessa brusquement, laissant la place au développement d'un énorme nuage « éruptif » qui progressa à l'identique au long de la tour jusqu'à son pied, des éléments lourds (plusieurs dizaines de tonnes) étant projetés à cent vingt mètres de distance, les plus légers à plus de quatre cents mètres, le contenu des étages (ciment des sols, plâtre des cloisons, meubles, équipement, êtres humains) étant réduits en poussière ou fragments. La plupart des vestiges se sont ainsi trouvés répartis autour du pied de la tour et sur les immeubles environnants.

WTC1:
La destruction de la tour Nord s'est produite avec les mêmes caractéristiques que celle de sa jumelle, mis à part le fait que la partie sommitale s'est effondrée immédiatement – sans résistance – et de manière à peu près verticale, après que l'antenne – soutenue par la structure centrale – a oscillé sur sa base et précédé le mouvement de chute globale. La propulsion continue des vestiges pulvérisés ou fragmentés vers l'extérieur (au minimum 300 000 tonnes), c'est-à-dire leur non accumulation en tas dans l'empreinte de la tour, est le phénomène qui a permis la survie de rares rescapés (20 personnes) surpris dans les étages inférieurs qui se sont retrouvés soit à la surface des débris, soit enfouis à quelques mètres de profondeur, permettant à la plupart d'entre eux (16 personnes) de s'échapper des lieux immédiatement ou après quelques dizaines de minutes d'effort.


WTC7:
Plus d'une vingtaine de témoignages — essentiellement de pompiers — exposent que, vers 16 heures, l'évacuation du bâtiment fut ordonnée pour la raison qu'il allait s'effondrer. Les déclarations du propriétaire, Larry Silverstein, indiquent que, en accord avec les chefs des pompiers, la lutte contre les feux devait être abandonnée, en raison du risque d'embrasement des réserves d'hydrocarbures situées dans les étages inférieurs. Pour qualifier la décision qu'il venait de prendre, il utilisa l'expression « pull it » (littéralement : « tirez-le » ; en raccourci : « tirons-le » pour let's pull it ou « on le tirera » pour we'll pull it). L'alerte est donnée comme quoi cet immeuble allait s'effondrer, vers 17 heures, la chaîne de télévision BBC annonce que cette tour vient de s'effondrer et appelle en direct sa journaliste sur place pour en parler alors que l'on peut voir derrière elle cette tour toujours debout. Ce n'est qu'à 17 h 25 que les pompiers assistèrent à la chute verticale de l'immeuble, le bloc central qui en surplombait le sommet disparaissant d'abord. Un nuage de poussières se développa à partir de la base, le bâtiment descendant tel quel, comme s'il s'enfonçait dans le sol, l'effondrement créant un puits d'aspiration rendu visible par l'entraînement de la fumée des feux. Contrairement à ce qui fut constaté pour les tours jumelles, les vestiges se retrouvèrent en tas, dans l'empreinte de l'immeuble, les murs de la partie basse couchés vers l'intérieur. La médiatisation de cet effondrement fut très faible, et le rapport de la commission Kean ne fait pas mention de la tour WTC7.


Les témoignages;
Entre octobre 2001 et janvier 2002 ont été recueillis les récits de cinq cent trois pompiers et sauveteurs grâce à Thomas Von Essen, responsable du secteur incendies à la mairie de New York. Pendant trois ans, ces enregistrements sont restés inaccessibles malgré les demandes des familles de victimes. Traîné en justice par le New York Times, le maire de la ville, Michael Bloomberg, a été finalement contraint de les rendre publics en août 2005.


Bilans humain et matériel:
Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre World Trade Center Tours 2 595, dont 343 sapeurs-pompiers de New York, 23 officiers de police du NYPD, 37 officiers de la police du port
Vol AA11 92 passagers, membres d'équipage et terroristes
Vol UA175 65 passagers, membres d'équipage et terroristes
Pentagone Bâtiment 125 civils et militaires
Vol AA77 64 passagers, membres d'équipage et terroristes
Shanksville Vol UA93 45 passagers, membres d'équipage et terroristes
Total 2 986

Le WTC 6, l'un des immeubles endommagésAu moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

Près de 1 360 personnes dans la tour Nord et 600 dans la tour Sud ont été bloquées au-dessus et au niveau des impacts. Confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ deux cents d'entre elles ont préféré sauter dans le vide, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents. D'autres encore ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtées à des portes d'accès verrouillées. Seules dix-huit purent s'échapper de la tour Sud.

Sur les 2 780 personnes ayant perdu la vie dans les tours jumelles, seuls 293 corps ont été retrouvés. Près du quart des 20 000 fragments d'os et de tissus récupérés a pu être attribué, laissant sans trace quelque 1 151 disparus, rapportait l'agence Associated Press. Ce travail d'identification était achevé au début 2005. En avril 2006, trois cents fragments osseux (de longueur inférieure à 2 cm) étaient découverts dans les débris accumulés sur le toit de l'immeuble de la Deutsche Bank, situé à quelque cent trente mètres au sud de WTC2. L'institution qui réalisa cette identification en utilisant les marqueurs ADN, le National Criminal Justice Reference Service, avait rapporté « le degré incroyable de fragmentation [des corps], avec une moyenne de seulement sept fragments récupérés par victime ».

Avec l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.

Les gigantesques nuages de poussière générés par ces destructions ont induit les plus grands mouvements de panique que la ville de New York ait connue. Ils ont en effet envahi tout le sud de la péninsule de Manhattan et même traversé le East River pour atteindre Brooklyn. Il y a eu de nombreux blessés et un certain nombre de disparus, peut-être même des morts (jamais confirmé). Dans un autre domaine, la police de New York a enregistré beaucoup de vols des boutiques et magasins du quartier des affaires ainsi que des dégradations volontaires.


Problèmes médicaux et environnementaux:

Vue aérienne du Ground Zero publiée en 2004.Parmi les milliers de personnes affectés depuis de problèmes pulmonaires, déficience respiratoire, cancers (environ 300) , quelques centaines se sont adressées aux tribunaux pour obtenir réparation, estimant les institutions responsables de leur état par dissimulation de la pollution atmosphérique.

Une étude conduite en 2002 en partie par le State department of health's office of managed care a montré qu'à l'ouest de Brooklyn les asthmatiques se plaignaient 2,4 fois plus d'asthme aggravé que dans le reste de la ville après le 11 septembre. Et 1,5 fois plus se sont rendus à l'hôpital pour ce type de problèmes.

En 2006, un seul décès par fibrose pulmonaire a été officiellement attribué à Ground Zero après autopsie (60 personnes seraient mortes suite à ce type d'infection selon le Dr Levin du World Trade Center Medical Monitoring Programs au Mt Sinai Hospital). A ce jour beaucoup de nouveaux cas de mésotélyomes (affection due à l'amiante), ou asbestose sont détectés. Ils sont consécutifs à ce qu'on appelle localement « le syndrome du World Trade Center ».

L'effondrement des tours a dispersé dans l'atmosphère de Manhattan de nombreux polluants dangereux : de la dioxine, du plomb (dans les 50 000 ordinateurs de chaque tour), de l'amiante, du mercure (dans les dizaines de milliers de tubes fluorescents), de l'américium 241 (radioactif présent dans les milliers de détecteurs de fumée) et de la fibre de verre dans des quantités importantes. Ainsi que des polycarbonates dans une concentration 75 000 fois celle qui ait jamais été mesurée auparavant (dans un atelier du port) et des poussières ultra fines à un taux encore jamais constaté.

L'EPA a enregistré des pics de concentration anormalement élevés d'autres composés organiques volatiles comme l'éthylbenzène, le propylène, le styrène, et le toluène, ainsi que du 1,3-diphenylpropane. Des produits aérosols sous forme de particules inhabituellement fines, probablement associées à des hautes températures sous les débris, furent détectés par l'équipe de Thomas Cahill de l'Université de Californias Davis comme le soufre, le silicone, l'aluminium, le cuivre, le nickel, le fer, le baryum, et le vanadium. Le niveau moyen de concentration de benzène dans l'air enregistré par l'EPA d'octobre à novembre 2001 était de 18 000 ppb avec un pic à 180 000 ppb début novembre.

L'Agence de Protection de l'Environnement était en charge d'évaluer les risques et la dangerosité de l'air. Plusieurs mois après, l'EPA enregistrait encore des taux élevés de dioxine. Christine Todd Whitman, administrateur de cet organisme, avait alors, avec cinq communiqués dans les dix jours qui suivirent, garanti le caractère sain de l'atmosphère de Manhattan, ainsi que de l'eau de la ville. Le 21 août 2003 cependant, l'Agence rendait public un rapport signé par l'Inspecteur Général Nikki Tinsley exposant les modifications imposées par l'administration Bush aux énoncés de prudence rédigés pour prévenir du danger représenté par les poussières, complété par une étude de 2004 des documents par le Sierra Club où l'Agence se voit reprocher de n'avoir pas d'office mis en garde le public, avant toute mesure de pollution, en raison de la connaissance qu'elle avait du danger présenté par certains matériaux constituant les immeubles. L'EPA envisagea même de classer 'secret'les documents relatifs à cette pollution. Les plaintes de malades ont été acceptées par les juges Deborah Batts et Alvin Hellerstein en février et octobre 2006.

Le 8 mars 2007, à la demande de Jerrold L. Nadler, le «9/11 Heroes Health Improvement Act of 2007» devrait apporter 1,9 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) pour financer l'évaluation et des solutions aux problèmes de santé induits par le 11 septembre.

Par ailleurs, L'association de la santé mentale de New York indique début 2006 que 12 000 personnes ont sollicité une aide psychologique depuis 2002 suite à ce drame.


Thèses explicatives sur la destruction des tours:

La thèse de l'acier qui fond:
Dès le 11 septembre, les médias présentaient les explications d'experts, la plupart des ingénieurs de structures, professeurs d'université, tels que Hyman Brown ou Richerd Ebeltoft pour qui les incendies, ayant dégagé une chaleur intense (proche de 1 500 °C), avaient fait fondre l'acier des structures. Le lendemain, un article du New Scientist soutenait une thèse identique. Cette explication par le « feu infernal », reprise un mois plus tard dans le Scientific American, bien qu'ayant bénéficié de ces cautions, disparut du débat avec la publication d'études ultérieures.


La thèse de l'affaiblissement fatal:
Le 12 septembre, dans une revue technique de référence, le Journal of Engineering Mechanics ASCE paraissait un article du Pr Bazant, sommité mondiale des structures en béton, intitulé : « Pourquoi le WTC s'est-il effondré ? Une première analyse », dans lequel il exposait que « les tours furent vouées à l'effondrement lorsque la majorité des colonnes de soutien au niveau d'un même étage se trouvèrent chauffées à 800 °C, perdant alors leur capacité à tenir leur charge ». Cet article est à l'origine de la théorie de l'effondrement progressif des étages, détruits en cascade par la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. Puis, le magazine Scientific American a fait paraître le 9 octobre un article exploitant les résultats d'une simulation effectuée par des ingénieurs des structures du MIT, « Quand les tours jumelles s'effondrèrent ». Le paramètre essentiel qui sous-tend les interventions de plusieurs experts en structures aurait été l'intensité des incendies qui, avec leur durée (hypothèse de l'accumulation de la chaleur dans les masses métalliques), aurait fini par faire perdre sa résistance à la structure centrale de soutien. Le modèle de simulation utilisé n'a cependant pas été publié, empêchant ainsi son évaluation.

La thèse peut être résumée comme l'a fait Jon Magnusson, directeur d'une firme ½uvrant dans le génie civil : « C'est la force de la gravitation qui a finalement vaincu la résistance de la structure. Lorsque les derniers niveaux ont commencé à s'effondrer, ils ont brutalement pesé sur les niveaux directement inférieurs, ajoutant la force de l'impact à leur propre poids. Il s'en est suivi une véritable réaction en chaîne, dans laquelle non seulement le poids, mais aussi la vitesse augmentait rapidement. Aucune structure ne pouvait résister à cela, aussi robuste soit-elle. Mais c'est le feu qui a permis à la gravité de finalement l'emporter contre la résistance intrinsèque des deux tours ».


La thèse du décrochage des planchers:
Le rapport commandé par la FEMA à l'Équipe d'évaluation du comportement des immeubles (BPAT), intitulé WTC building Performance Study, était publié en mai 2002. Il présente une explication de l'effondrement des tours jumelles par l'intensité des incendies, lesquels avaient fini par affaiblir et déformer la structure métallique d'un étage au point qu'il rompit ses attaches aux structures porteuses, entraînant sa chute, laquelle provoqua successivement celle des étages inférieurs (« pancake theory »). Quant aux structures porteuses, elles auraient été incapables de se maintenir, privées du support apporté par les étages.

Pour ce qui est de la tour WTC7, le rapport concluait, après huit mois d'étude, à la nécessité d'un effort de recherche, d'analyse et d'enquête au vu du résultat provisoire selon lequel « la meilleure hypothèse [celle des dégâts suite aux incendies] ne représente qu'une faible probabilité d'occurrence » (ch.5-7, p.5-31). Pourtant, une analyse microstructurale d'un échantillon de poutre montra une « détérioration rapide et inattendue », résultante de trois phénomènes : une oxydation, une sulfuration et une température proche de 1 000 °C.


La thèse du déshabillage des colonnes:
Cependant, ces théories des feux comme origine des trois effondrements se heurtaient au fait qu'il n'existe pas d'exemple d'effondrement de gratte-ciel à structure métallique suite à un incendie, aussi intense et durable qu'il ait été, l'exemple le plus probant étant celui du One Meridian Plaza de Philadelphie, en 1991. Par ailleurs, le travail du BPAT avait été réalisé sans les plans pertinents, aboutissant à une représentation erronée des structures porteuses centrales. Le gouvernement, sous la pression exercée par les associations de familles de victimes, se résolut à commanditer une seconde étude, qu'il confia au NIST.

Durant trois années, cet organisme étatique fit effectuer (par les mêmes firmes expertes en structures que la FEMA avait chargées de sous-traitance) un travail de modélisation des étages atteints, des avions, de leur approche et des structures extérieure et interne des tours, utilisé dans une série de simulations des impacts et incendies, et délivra un rapport définitif concernant les tours jumelles en octobre 2005. Deux ans plus tard, le travail concernant la tour WTC7, qui a été confié en sous-traitance à la société ARA avec l'instruction de limiter l'étude aux étages 8 à 46, n'a toujours pas abouti.

Son étude a été restreinte à la séquence des événements qui ont enclenché la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. La théorie présentée attribue l'effondrement à une combinaison de destruction de colonnes centrales par les avions, d'affaissement important des planchers (1 m) et de perte de résistance des colonnes intactes, ce par échauffement (une température atteignant 700 °C), échauffement rendu possible par la défaillance de l'isolation anti-incendie de toutes les colonnes, constituée d'un flocage fibreux (remplaçant l'amiante) qui n'aurait pas résisté aux impacts. Le processus étant le suivant : avec la tenue de leurs attaches aux structures porteuses (conclusion inverse de celles de la FEMA), l'affaissement des planchers tire les colonnes externes vers l'intérieur, les faisant plier et, éventuellement, se briser. L'évaluation de ce travail est rendu impossible par le refus du NIST de publier les simulations des effondrements que demandent des ingénieurs civils indépendants. Cependant, la modélisation des structures internes est affectée des mêmes insuffisances que celles qui avaient été constatées pour les travaux du BPAT (ainsi, le modèle montre les 47 colonnes centrales comme identiques alors que 16 d'entre elles étaient doubles des autres) et les simulations des impacts utilisent pour les deux tours le même modèle de structure interne, conduisant à l'obtention de dégâts plus importants pour WTC2 (niveau 80) que pour WTC1 (niveau 95). Mais surtout, le NIST n'a pas cherché à rattacher ces simulations aux résultats des tests qu'il avait fait réaliser sur la tenue des planchers (qui n'ont manifesté qu'une flèche de 10 cm), sur la résistance au feu de la structure centrale sous charge maximale par le laboratoire Underwriters (quatre essais durant 2 heures sans effet notable, sur la tenue de l'isolant thermique sous l'impact de balles d'armes à feu (pas de décrochage), ni des analyses et calculs relatifs aux températures atteintes, au plus de 500 °C). Enfin, la faiblesse intrinsèque de la méthode choisie par le NIST reste la prise en compte de la seule section atteinte par les impacts, évitant ainsi la problématique de la non résistance des structures porteuses, notamment interne, au-dessous des étages frappés par les avions. Cette problématique est écartée avec le postulat selon lequel « une fois engagée, la chute des étages supérieurs ne pouvait plus être interrompue ».


Enquêtes et polémiques:

L'enquête:
Article détaillé : Responsabilité des attentats du 11 septembre 2001.

Khalid Cheikh Mohammed, un des responsables opérationnels d'Al-Qaida arrêté au Pakistan en 2003, jugé en 2007.L'attentat ayant causé la mort du commandant Massoud le 9 septembre 2001 est perçu par nombre d'observateurs comme un préambule à ces attaques. Celles-ci furent attribuées le jour même par les autorités américaines, l'ensemble des mass médias et la quasi totalité des gouvernements étrangers au réseau terroriste Al-Qaida dirigé et financé par Oussama Ben Laden, lequel avait, pour le compte de la CIA, été recruté avec d'autres par les services secrets d'Arabie saoudite pour exacerber la résistance moudjahiddin contre les troupes de l'Union soviétique durant la première guerre d'Afghanistan avant de se retourner contre les occidentaux en 1991. Les enquêteurs estiment que l'opération a été imaginée par Khalid Cheikh Mohammed, en s'inspirant de l'Opération Bojinka. Dans les jours qui ont suivi les attentats, le régime taliban au pouvoir en Afghanistan a démenti l'implication de Ben Laden, de même que l'intéressé qui suggère que les juifs ou les services secrets américains sont responsables des attentats.

L'enquête de police sur ce crime fédéral fut confiée par l'Exécutif au Bureau Fédéral d'Enquête (FBI). Il reçut l'entière maitrise des divers aspects de ces événements : des lieux, des vestiges, des témoignages des personnes et de toute communication d'informations vers le public.

Après que le vol 77 s'est écrasé contre le Pentagone, des agents du FBI confisquent les enregistrements des caméras de surveillance de l'hôtel Sheraton, de la station service CITGO, ainsi que de l'organisme de régulation de la circulation automobile. Le FBI a rendu publique les vidéos de la station service, qui n'ont pas filmé les attaques. Alors que l'incendie faisait rage, ils passèrent au peigne fin les alentours pour récupérer les débris projetés par l'explosion, les vestiges à l'intérieur (pour certains évacués sous bâche), et les boîtes noires.

En Pennsylvanie, c'est le responsable local du FBI qui organisa le bouclage et l'investigation du site où finit le vol 93. Les boîtes noires qui avaient été remises au NTSB pour leur déchiffrage furent récupérées par les services du FBI. Ce sont eux qui interdirent aux contrôleurs aériens de Cleveland de révéler quoi que ce soit de ce qu'ils avaient pu voir sur leurs écrans. Ils contraignirent également au silence les employés des compagnies aériennes et confisquèrent les enregistrements des communications entre les vols détournés et le sol.

À l'étranger, l'Intelligence Community américaine et les services de police et de renseignement de plusieurs nations participent à l'enquête.

Dès novembre 2001, plusieurs personnes sont arrêtées à travers le monde dans le cadre de cette enquête dont Imad Eddin Barakat Yar en Espagne et Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme l'organisateur des attaques qui est interpelé au Pakistan en 2003.

Concernant le site du WTC à Manhattan, 750 agents du FBI et plus de 400 autres policiers ont utilisé l'USS Intrépid (CV-11), un ancien porte-avions transformé en navire-musée comme quartier-général pour débuter leurs investigations.

L'enquête du FBI, appelée PENTTBOM [73], a été, selon les dires de l'Agence, la plus importante et la plus complexe de l'histoire du FBI, mettant en jeu plus de 7 000 agents. Dans les 72 heures après les attaques, le FBI proposait les noms des 19 pirates de l'air décédés.

Après six mois de travail, Robert Mueller, directeur du Bureau, indiquait que « les pirates n'ont laissé derrière eux aucun document. Nos recherches n'ont abouti à la découverte d'aucun document, ni ici aux États-Unis, ni parmi le trésor de données mis au jour en Afghanistan ou ailleurs, mentionnant de quelque manière le complot du 11 septembre ». Les pirates de l'air ont en effet exploité les vulnérabilités du système pour ne pas être repérés : cabines téléphoniques, téléphones portables, cartes prépayées, financement des frais en plusieurs fois, par des sommes faibles, à travers les réseaux immatériels. Mueller indique que l'enquête a établi « la preuve, claire et définitive, que Al-Quaida était derrière ces attentats ». D'autres responsables du FBI, tel que Dale L. Watson, ont fait ce même type de déclaration. Concernant Ben Laden, Rex Tomb, chef de l'Investigation Publicity, lors d'une interview de 2006, a avancé que le FBI ne disposait pas de preuve tangible – « hard evidence » – pour le relier au 11 Septembre.


Développement de théories du complot:
Article détaillé : Théories du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001.
Si la responsabilité d'Al-Qaida dans ces attentats est confirmée par la plupart des médias occidentaux, des gouvernements et des spécialistes, la polémique sur la nature de ces évènements, ses causes, et les responsabilités en jeu n'a pas manqué d'apparaître rapidement. Dès le début de l'année 2002, le livre L'Effroyable Imposture du Français Thierry Meyssan, remettant en cause l'explication institutionnelle des attentats, a connu une diffusion internationale. Depuis, d'autres auteurs comme Jimmy Walter, Webster G. Tarpley ou David Ray Griffin ont également publié des livres sur ce sujet. Internet est le lieu privilégié d'exposition de ces thèses divergentes via de nombreux sites qui proposent des documents sous forme d'images d'archives, de vidéos et d'entretiens. Des documentaires, dont le plus connu est Loose Change, ont également été consacrés à ces questions. Tous ont en commun de présenter des réfutations de certains aspects de la version – qualifiée d'« officielle » par leurs soins – des événements du 11 Septembre. Certains affirment ou supposent l'implication — passive ou active et à un degré plus ou moins grand — du gouvernement américain, affirmant que certains faits observés ou rapportés ne sont pas pris en compte par ladite version ou ne sont pas expliqués par elle. Pour ces auteurs, les attentats auraient fourni le prétexte à l'administration Bush de modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis, notamment avec les dispositions législatives du Homeland Security Act et des Patriot Act 1 et 2, et justifié les invasions militaires de l'Afghanistan et de l'Irak qui ont suivi, projets qui nécessitaient, selon les principes de la guerre psychologique, un évènement déclencheur pour être mis en place.

Quelques hommes politiques soutiennent ouvertement cette hypothèse comme l'ancien chef d'État italien Francesco Cossiga, qui affirme que les « attaques » sur les tours du World Trade Center ont été mises en scène par les services secrets américains et du ­Proche-Orient, ou encore l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow, qui a consacré un livre à cette question, et le député européen italien Giulietto Chiesa. En janvier 2008, le député japonais Yukihisa Fujita a exposé ses doutes devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de son pays.

Les promoteurs de ces théories les disent de plus en plus présentes dans l'opinion publique américaine suite aux manifestations répétées des familles de victimes et aux conférences organisées par ces auteurs marginaux, avec parfois l'aide des médias locaux ou régionaux.

Ces théories sont dénoncées par leurs adversaires comme « conspirationnistes », néologisme utilisé pour désigner en particulier les partisans d'une théorie du complot intérieur. De nombreux sites, en anglais, en français ainsi que dans d'autres langues, dénoncent ce qui leur semble être des arguments fallacieux des conspirationnistes.


Conséquences:
Pour l'historien Jean-Michel Lacroix, « la stratégie de George Bush consiste [après le 11 Septembre] à capitaliser sur l'émotion collective et la psychose sécuritaire en se posant en "défenseur du monde libre" au risque de prendre une posture impériale et d'alimenter une vision manichéenne du bien et du mal ».


Émotion et condamnation internationales:
Peu d'évènements historiques ont reçu pareille couverture médiatique, dépassant de très loin tous les autres attentats commis auparavant.

Le lieu, une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision, la présence de caméras et de journalistes sur les lieux dès le crash du premier avion, ont entrainé une médiatisation considérable et l'observation en direct du crash du 2e avion (9:03), puis de l'effondrement des tours.

La plupart des télévisions du monde retransmirent l'évènement en simultané, dès 9 heures, heure locale de la côte Est.

Ces attentats et leurs conséquences sont restés à la une des journaux plusieurs semaines. Ils ont créé un choc énorme pour la masse des Américains habitués à se considérer comme hors d'atteinte du terrorisme international puisque, à l'exception de l'attentat contre la tour Nord en février 1993, les seules attaques subies avaient eu pour objectifs les ambassades au Kenya et en Tanzanie le 7 aout 1998, ou des dispositifs militaires au Yémen.

Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1368, proposée par la France, condamnant ces actes terroristes :

« 1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ;
2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique. »
Jacques Chirac, président de la République Française au moment de ces événements, a tenu un discours télévisé sur TF1 à 21 h 30 le 11 septembre 2001 dans lequel il déclarait : « La France, plus que jamais unie à l'Amérique, s'associe à la douleur de toutes les familles après ces attentats monstrueux, il n'y a pas d'autre mot pour qualifier et pour condamner de tels actes de terrorisme. »


Réactions dans le monde:
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L'émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :

réactions de compassion provenant d'une grande partie du monde intellectuel médiatisé et politique, à l'exception des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique;
réactions d'inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : « Ce n'est pas là une bataille entre les civilisations, c'est une bataille pour la civilisation. »
réactions beaucoup moins emphatiques d'une partie de la population mondiale, de certains intellectuels et partisans de l'extrême gauche ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l'Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s'associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes.
réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle d'autres victimes de terrorisme ;
réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une « victoire contre l'impérialisme américain » par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays à majorité musulmane mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est.
de nombreux pays ont renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d'alerte de son plan vigipirate.

Opérations militaires:
L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Quaïda, dès le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, canadienne, françaises, et autres.

Article détaillé : Guerre d'Afghanistan (2001).
Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne de l'arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, internés dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers.

Articles détaillés : Prisons secrètes de la CIA et Prison de Guantanamo.
Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Iraq de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Irak provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment).

Article détaillé : Guerre en Irak.
Il est à remarquer que le candidat George W. Bush s'était engagé pendant sa campagne[réf. nécessaire] sur le fait que les États-Unis ne prendraient pas l'initiative d'opérations militaires nouvelles hors de leur territoire national. Les événements du 11 septembre lui donnaient donc à nouveau les coudées franches dans ce domaine.


Procédures judiciaires:
Plusieurs plaintes ont été déposées par des victimes des attentats contre plusieurs personnes, États, sociétés et organismes aux États-Unis et à l'étranger.

Le 5 novembre 2001, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du Parquet de Paris par la famille de Thierry Saada, une des cinq victimes françaises des attentats.

Le 15 août 2002, environ 600 proches des victimes déposent une plainte devant le tribunal fédéral de Washington contre sept banques étrangères, huit fondations islamiques, huit particuliers dont trois membres de la famille royale saoudienne (Prince Sultan Ben Abd el-Aziz, ministre de la Défense, Prince Turki al-Fayçal al-Saoud, ancien chef du renseignement et Prince Mohammad al-Fayçal al-Saoud, directeur de la Faisal Islamic Bank), deux entreprises et contre le gouvernement soudanais, accusés d'avoir financé Al Qaïda.

Une autre le 3 septembre 2002 à la cour du district sud de New-York.

Des actions judiciaires ont été autorisées en septembre 2002 par le juge Alvin Hellerstein contre les compagnies aériennes dont les avions ont été détournés, Boeing ainsi que les propriétaires du World Trade Center pour n'avoir pu prévenir les attentats ainsi que contre le Port Authority of New York and New Jersey qui n'a pu fournir de plans d'évacuation appropriés.

Le juge fédéral Harold Baer a déclaré l'Irak co-responsable avec Al-Qaida des attentats du 11 septembre dans son arrêté du 7 mai 2003 et a accordé 104 millions de dollars (92 millions d'euros) de dommages et intérêts aux familles de victimes des attaques du 11 Septembre et le 22 septembre 2005, un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, a reçu la plainte déposée contre l'International Islamic Relief Organization, une organisation caritative impliquée dans le financement de réseaux islamistes.

Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu'à présent pour son implication directe avec les attentats du 11 Septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il a été accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 Septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

En Allemagne, le marocain Mounir al-Motassadeq arrêté le 28 novembre 2001, est condamné une première fois à quinze ans de prison en 2003 pour complicité dans ces attaques. Remis en liberté en février 2006 après que sa condamnation a été cassée, il voit sa première peine confirmée par le tribunal de Hambourg le 8 janvier 2007.

En Espagne, le Syrien Imad Eddin Barakat Yarkas, chef de la cellule locale d'Al-Qaida est arrêté le 13 novembre 2001, inculpé de conspiration en vue des attentats de septembre 2001. Il est condamné le 26 septembre 2005 à vingt-sept ans de prison.

Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba, soupçonnés d'être les organisateurs des attentats, sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. Ils avaient revendiqué l'organisation logistique des attentats dans un entretien accordé en mai 2002 et diffusé à la télévision qatarie Al-Jazira les jeudi 5 et dimanche 8 septembre 2002. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut. Leur procès devant un tribunal militaire américain installé dans la base navale américaine de Guantanamo avec trois autre coaccusés s'est ouvert le 5 juin 2008. Le Monde souligne que « les audiences se tiennent dans le cadre d'une justice militaire d'exception ». Khaled Cheikh Mohammed, Ali Abd al-Aziz Ali et Wallid ben Attash ont plaidé coupable le 8 décembre 2008.

Articles détaillés : Zacarias Moussaoui et Mounir al-Motassadeq.

Retombées économiques;
La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle Internet en l'an 2000).

L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l'Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l'inquiétude et la paranoïa.

Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l'US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars américain.

Le 23 mai 2007, sept assureurs des tours du World Trade Center ont trouvé un accord extra-judiciaire avec le promoteur du complexe du World Trade Center, Larry Silverstein. Les compagnies Swiss Re, Travelers Companies, Zurich American Insurance Company, Allianz Global Risks Insurance Company, Employers Insurance Company of Wausau, et Royal Indemnity Company paieront au total 2,1 milliards de dollars au lieu des 7 milliards réclamés après les attentats.

Plus de 40 000 employés se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète. De nombreuses compagnies ont quitté Downtown pour s'installer à Brooklyn, Midtown, ou dans le Connecticut.

Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficulté depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d'assurance des immeubles et celles des avions de ligne ont fortement augmenté.


Les législations post-11 septembre:
Les mesures législatives votées dans la foulée des attentats du 11 septembre ont apporté un surcroît de puissance à l'exécutif américain, aux services secrets (dont la CIA) et la police fédérale (Federal Bureau of Investigation), ainsi qu'aux militaires (budget du Pentagone notamment).

L'USA PATRIOT Act a été soumis aux parlementaires dès le 24 septembre et voté le 26 octobre. Sous la simple affirmation de participation à la lutte anti-terroriste, le FBI se voit attribuer le pouvoir d'espionner les associations politiques et religieuses sans que celles-ci soient suspectées d'activités criminelles. Le gouvernement peut trainer en justice les possesseurs de fichiers et de données qui révèleraient qu'ils ont dû procéder à des réquisitions d'informations. Il peut faire procéder à des perquisitions et saisir les documents et effets possédés par des citoyens. Sans devoir se justifier, il peut faire emprisonner quiconque, y compris des citoyens, ce indéfiniment et sans procès, sans que ces personnes soient accusées, ni qu'elles puissent être confrontées à celles qui auraient déposé contre elles. Le FBI ni la CIA ne sont contraints de répondre de leurs actions devant les élus. Cette liberté d'action ainsi accordée aux services secrets et à la police est toujours l'objet de débats sur la scène politique et dans l'opinion, car perçue comme opposée aux droits civiques. Deux sénateurs qui se sont employés à freiner l'adoption de ce projet, Patrick Leahy, président de la Commission judiciaire du Sénat, et Tom Daschle, chef de la majorité sénatoriale, furent les cibles d'envois d'enveloppes chargées d'anthrax militaire.

Article détaillé : Enveloppes contaminées au bacille du charbon.
Le Homeland Security Act a été présenté au Congrès dans les mois qui ont suivi et a été voté le 25 novembre 2002. Il regroupe en une seule structure (le Homeland Security Department) une vingtaine d'agences fédérales comme la FEMA, les Douanes, les Services Secrets... Il met en avant une définition du « terrorisme interne » tellement vague qu'elle permettrait d'y inclure les militants politiques radicaux. Cette loi reprend le contenu d'un rapport de la commission dite Hart-Rudman (US Commission on National Security for the 21st Century) créée en 1998 sous la présidence de Bill Clinton, intitulé Road Map for national Security : Imperative for Change. Le Total information Awarness office (TIA), qui matérialise un projet de la Defense Advanced Research Projects Agency (une structure du Pentagone), se proposait de constituer une banque de 300 millions de fiches, regroupant les informations de sources publiques et privées sur chaque Américain. Il autorise les réunions secrètes des Conseils présidentiels, la dispense de justification intervenant en opposition avec la loi 92-463 sur la transparence des réunions de l'exécutif. Il garantie l'immunité à quiconque fournit à une agence fédérale des informations relatives à des failles ou faillites, même suite à négligence ou faute. Il permet, par transaction commerciale, l'accès par l'administration à des fichiers constitués par des firmes privées sur des citoyens, contournant ainsi la protection donnée par le IVe amendement.

Enfin, le military commissions Act, signé le 18 octobre 2006 par le président Bush, abroge, et avec effet rétroactif, le droit des personnes, jusqu'alors reconnu dans les traités internationaux signés par les États-Unis, en définissant une nouvelle classe d'individus, les « combattants illégaux ». Ceux-là peuvent être indéfiniment détenus, sans l'obligation de fournir un acte d'accusation, sont exclus de la protection accordée par les Conventions de Genève, peuvent être soumis à des tortures psychologiques et physiques. Plusieurs rapports d'Amnesty International ont dénoncé cette violation des droits de la défense et ces pratiques de détention arbitraire.

Fin 2007, une loi spécifique était en cours d'examen par le Congrès (loi sur la radicalisation violente et la prévention du terrorisme intérieur), loi destinée à lutter contre les idéologies et « croyances extrémistes qui ont pour but de faciliter la violence visant à promouvoir des changements politiques, religieux ou sociaux ». Est spécifiquement visé Internet qui « a aidé à faciliter une radicalisation violente (...) en procurant aux citoyens américains un accès aux larges et continuels courants de propagande en relation avec le terrorisme ». Cette législation paraît largement inspirée des travaux de Brian Michael Jenkins (de la RAND Corporation) sur le terrorisme : « dans leur campagne internationale, les Jihadistes vont rechercher des terrains communs avec les forces gauchistes, anti-américaines et anti-mondialisation, qui, à leur tour, verront dans les Islamistes radicaux des camarades face au même adversaire ». Une note de l'étude de la RAND Corporation intitulée « Tendances du terrorisme » (ch.4) attire l'attention sur les écologistes, anti-mondialistes et anarchistes, les désignant comme terreaux de terroristes potentiels.


Renouveau du site:

Le Mémorial, mis en place six mois après les faits.
Débris du World Trade Center, jardins du Mémorial de CaenPlus d'1,8 million de tonnes de débris et gravats ont été enlevées du site du World Trade Center. En 2004, l'ancien site du World Trade Center, rebaptisé ground zero, est déblayé et prêt à accueillir une nouvelle construction, la Freedom Tower, pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour un mémorial, un lieu de vie et d'activités.

Un nouveau 7 World Trade Center a été inauguré en 2006 mais en 2008, « malgré le vacarme des grues et des pelleteuses, pas un seul des ambitieux projets de reconstruction n'a émergé à quatre ans de la date officielle de finalisation ».

Vingt-quatre tonnes d'acier récupéré sur le site du WTC sont utilisées pour la construction du USS New York (LPD-21), un navire de guerre de la classe San Antonio, rebaptisé ainsi en la mémoire des victimes.


Bibliographie:
11 septembre 2001, la guerre. Enquête sur un attentat contre l'humanité, ouvrage collectif de Paris-Match, éditions Filipacchi, 2001.
Noam Chomsky, 11-9 : autopsie des terrorismes, Serpent à Plumes, 2001
Richard Picciotto (écrit par Daniel Paisner), Pompier de Manhattan : l'histoire héroïque d'un soldat du feu au World Trade Center, 2002, (ISBN 2-7028-7675-7)
Jean-Jacques Greif, Nine Eleven, École des Loisirs, 2003.
11 septembre — Rapport de la commission d'enquête (Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis), ouvrage collectif, éd. des Équateurs, 2004, puis paru chez Alban
Marc Lits, Du 11 septembre à la riposte Les débuts d'une nouvelle guerre médiatique, Boeck & Larcier, 2004, (ISBN 2-8041-4686-3)
Jacqueline Maurette, Les Héros sacrifiés du World Trade Center, Jean-Claude Gawsewitch, 2007 (ISBN 978-2-3501-3080-4)
Art Spiegelman, À l'ombre des tours mortes, (bande dessinée), 2004
Judith Butler, Vie précaire — Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001, trad. Jérôme Rosanvallon et Jérôme Vidal, Editions Amsterdam, 2005
Jim Dwyer et Kevin Flynn, 102 minutes : le récit du combat pour la survie dans les Twin Towers le 11 septembre 2001, éditions Privé, 2005, (ISBN 2-3507-6001-4) – J'ai lu, 2006, (ISBN 2-2903-5274-8)
Frederic Beigbeder, "Windows on the world". 2006. Raconte de manière romancé les dernières minutes des personnes se trouvant a l'intérieur des tours.
(en) Jeffrey Melnick, 9/11 Culture, John Wiley and Sons, 2009. (ISBN 9781405173711)
200 pages

Compositions:
John Coolidge Adams, On the Transmigration of Souls composition pour orchestre et ch½urs donnée en première mondiale le 19 septembre 2002 au Lincoln Center. Prix Pulitzer de la musique 2003.

Filmographie:
11'09"01 : séquence de 11 court-métrages de 11 minutes chacun réalisés indépendamment et librement par 11 réalisateurs de 11 nationalités différentes.

9/11 (2002) : documentaire filmé par les frères Naudet le 11 septembre.
Vol 93, Réalisé par Paul Greengrass, avec Lewis Alsamari, Khalid Abdalla, Omar Berdouni, 2006

Fahrenheit 9/11, réalisé par Michael Moore, 2004

World Trade Center, réalisé par Oliver Stone, avec Nicolas Cage, Michael Pena, Maria Bello, 2006
Onze, réalisé par Etienne Perrin (2006) : court-métrage filmé en plan-séquence traitant des attentats du 11 septembre 2001 sous le regard de la France.
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#Posté le vendredi 11 septembre 2009 04:33

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 04:46

!!! moi !!!

comment me trouver vous ?
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#Posté le lundi 27 avril 2009 12:13

Modifié le samedi 27 juin 2009 07:24

Oops! DJDeafJoey made wrong comedy video! Which one is better?

Ajouter cette vidéo à mon blog

trop cool cette video a regarder !!!!!
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#Posté le lundi 02 mars 2009 17:17

hommage pour la mort de Michael Jackson

Michael Joseph Jackson, né le 29 août 1958 à Gary (Indiana) et mort le 25 juin 2009 à Los Angeles (Californie), est un auteur-compositeur-interprète, danseur-chorégraphe, poète et homme d'affaires américain. Septième d'une famille de neuf enfants, il a commencé sa carrière à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five puis a commencé sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Surnommé par la suite « The King of Pop »(en français « Le Roi de la pop »), il a sorti cinq albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991) et HIStory (1995).Au début des années 1980, Michael Jackson est devenu une figure majeure de la musique pop et est l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller ont donné un nouvel élan aux video-clips musicaux. Au cours de ses nombreux concerts et apparitions publiques en direct, il a largement popularisé de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk qui est devenu sa signature. Son style vocal et musical a influencé des nombreux autres artistes de Hip-hop, Pop et R'n'B. Au cours de sa carrière, Michael Jackson a battu de nombreux records de l'industrie du disque. Le nombre total de ses ventes est estimé à 750 millions ce qui le classe plus gros vendeur d'albums de tous les temps (pour un artiste solo). Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 108 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique. Il a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste et été nommé Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000. Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des ½uvres caritatives notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son changement d'apparence physique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus d'enfants pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, mais malgré ces controverses, Michael Jackson demeure une des figures majeures de la musique des quarante dernières années. Le 25 juin 2009, Michael Jackson meurt au Ronald Reagan UCLA Medical Center d'un arrêt cardiaque.

Biographie

Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)
Articles détaillés : Famille Jackson et The Jackson Five.
La famille Jackson compte neuf enfants et Michael Jackson, né le 29 août 1958 en est le septième. Ses parents Joseph Jackson et Katherine Jackson ont en fait eu dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary dans l'Indiana en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson, est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent pour la famille, qu'elle élève, contre la volonté de leur père, en tant que Témoins de Jéhovah. Cette influence religieuse maternelle donnera à Michael sa force de caractère. Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire et impose des règles strictes à ses enfants à qui il interdit de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit par sécurité. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez ». La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joe joue de la guitare pendant que les enfants chantent. La guitare de Joe est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le quatrième de la famille, y joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, Joe menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là que Joe réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito, une basse à Jermaine. Vite rejoint par Marlon et Michael en 1964 et renommé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mature que son âge et à son habilité à reproduire les pas de danse de James Brown. Les Jackson 5 commencent à se produire à Gary, à remporter tous les concours auxquels ils participent et à se faire une certaine réputation dans la ville. Joseph décide alors de mettre à profit leur talent pour quitter Gary et les fait se produire le weekend à Chicago, New York et Philadelphie, tout en continuant à aller à l'école en semaine. En 1968, Joe annonce à sa famille qu'ils déménagent à Détroit, car Berry Gordy, alors président de la Motown, les appellent pour une audition a Detroit. Le groupe, officiellement présenté à la presse par leur marraine Diana Ross, devient ainsi un des plus populaires de l'écurie Motown, label composé principalement d'artistes noirs. Motown répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui a découvert les Jackson Five et a décidé de les présenter au PDG de Motown. Au moment de signer le contrat, Motown et les Jackson Five déménagent de Détroit à Los Angeles. Le premier succès des Jackson Five est I Want You Back, de l'album Diana Ross Presents The Jackson 5, qui devient numéro 1 au classement Billboard des singles. Trois autres extraits de l'album deviendront numéro un : ABC en 1970 mis en nomination pour un Grammy Award, The Love You Save et I'll Be There qui restera numéro un pendant cinq semaines. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro 1. L'ascension des Jackson 5 est vertigineuse et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commencera à décroître vers 1972, mais les Jackson 5 obtiendront encore un succès avec Dancing Machine qui atteindra la deuxième place des classements. Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums. En 1975, Michael sort Forever, Michael. Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés avec le label Motown et se plaignent de ne pas pouvoir choisir leurs morceaux et leurs instruments. Joe Jackson, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties que leur accorde la Motown ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Tous ces éléments d'insatisfaction forcent les Jackson Five à annoncer en juillet 1975 qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, en mars 1976. Au même moment, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, un label fondé par CBS Records. Cette séparation est douloureuse pour le groupe puisque la Motown estime qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement. Après un procès, la Motown conserve ses droits sur le nom Jackson Five et le groupe se renomme alors The Jacksons. La Motown se voit également le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations. Cet épisode mène également à la perte d'un des membres du groupe puisque Jermaine, qui s'est marié à la fille de Berry Gordy, ne suit pas ses frères chez Epic et entame alors une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin des Jackson, Randy, qui était déjà apparu dans le groupe en tant que percussionniste. À cette occasion, Michael termine également son contrat le liant en tant qu'artiste solo à Motown et signe aussi chez Epic.


Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)
Article détaillé : Off the Wall.
Il faut attendre 1978 et l'album Destiny pour prendre la mesure du talent des frères Jackson et plus particulièrement de Michael. Cet album, entièrement produit et écrit par les Jackson, donnera deux hits : Blame It On The Boogie et Shake Your Body (Down To The Ground). L'album suivant, Triumph, sort en 1980 et contient notamment les hits Lovely One et Can You Feel It dont la vidéo, imaginée par Michael lui-même, est quasiment un remake de Rencontres du troisième type. Un album live paraît en 1981 regroupant des chansons des Jackson 5 à The Jacksons. Michael éclipse désormais le groupe, il y chante ses propres compositions : Rock with You, Don't Stop 'Til You Get Enough She's Out of My Life, toutes deux extraites de l'album Off The Wall, cinquième album solo de Michael Jackson sorti en 1979. Il décide alors de signer chez Epic Records (label qui sera racheté plus tard et deviendra une filiale de Sony Music), contre l'avis de beaucoup de personnes de son entourage. En 1978, une chute sur scène lui aurait cassé le nez et obligé à subir une première rhinoplastie qui ne sera pas totalement réussie et qui sera corrigée par une seconde. Il ne reconnaît avoir subi que ces deux seules rhinoplasties. Beaucoup de rumeurs circulent sur les modifications qu'il aurait apporté à son visage et leur nombre, même si certaines sont farfelues, d'autres sont indéniables et poussent les chirurgiens esthétiques à citer Michael Jackson comme l'exemple à ne pas suivre. En 1979, Michael Jackson sort Off The Wall, co-produit avec Quincy Jones qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale The Wiz. Certaines chansons ont été composées par Rod Temperton, Stevie Wonder et Paul McCartney. L'album remporte un succès mondial et se vend à 12-15 millions d'exemplaires. De nombreux singles extraits de l'album se hissent en tête des palmarès. Rock with You devient numéro 1 au Billboard Hot 100, de même que pour Don't Stop 'Til You Get Enough. La ballade She's Out of My Life intègre le Top 10 du Billboard Hot 100, tout comme la chanson Off The Wall. L'album mêle habilement funk, soul et disco. Malgré ce succès et ces ventes impressionnantes, Michael Jackson n'est nommé aux Grammy Awards de 1980 que dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour Don't Stop 'til You Get Enough. Il remporte cette récompense mais, extrêmement déçu de ne pas avoir été nommé pour l'album de l'année, il jure que son prochain album ne sera pas ainsi ignoré.


Thriller, Motown et We Are The World (1982 - 1985)
Article détaillé : We Are the World.
Étoile sur le Hollywood Walk of Fame.Le 1er décembre 1982, Michael Jackson sort Thriller qui remporte un succès immédiat en se vendant à un million d'exemplaires en un mois et dix millions sur un an. L'album reste dans les classements pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard. Meilleure vente d'album aux États-Unis en 1983 et 1984, c'est le deuxième disque le plus vendu après le Greatest Hits (1971-1975) des Eagles. Entre 1982 et 1996, il a été certifié à 25 millions d'exemplaires aux États-Unis et 20 millions à l'étranger. Sept des chansons de l'album se classent dans le Top 10 du Billboard Hot 100. En mai 1984, Thriller est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires à l'époque) et les estimations actuelles varient entre 65 et 108 millions d'exemplaires. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards et le 20 novembre 1984, il obtient une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Les trois clips vidéo (Billie Jean, Thriller et Beat It) accompagnant l'album Thriller sont de véritables mini-films avec de nombreux effets spéciaux. Le clip de 14 minutes de la chanson Thriller, d'un coût de 1 million de dollars, sorti le 2 décembre 1983 est une des premières vidéos d'un artiste noir-américain à être diffusé à grande échelle sur MTV. La cassette vidéo The Making of Michael Jackson's Thriller est devenue à l'époque la plus vendue au monde. Le 16 mai 1983, la Motown fête ses 25 ans et Michael apparaît en compagnie de ses frères dans l'émission spéciale Motown 25: Yesterday, Today and Forever où le groupe interprète leurs plus grands titres. Michael Jackson interprète seul la chanson Billie Jean et effectue alors pour la première fois son Moonwalk qui lui vaut un standing ovation de la part du public et étonne même ses frères. Ce pas de danse deviendra ensuite un de ses pas de danse caractéristique. Cette interprétation lui vaudra un appel et un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. ». Il y interprète aussi avec ses frères Never Can Say Goodbye et I'll Be There. Billie Jean fut la seule chanson n'appartenant pas au répertoire Motown à être interprétée ce soir-là. Le 27 janvier, lors du tournage d'une publicité pour Pepsi Cola, une étincelle provoquée par les équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de Michael Jackson. Miko Brando, fils de l'acteur Marlon Brando, est la première personne à lui venir en aide, mais Michael est amené d'urgence au Cedars Sinaï Hostpital pour des brulures au deuxième et troisième degré du cuir chevelu. Les images de son entrée aux urgences sur un brancard, le crâne recouvert d'un grand bandage et sa main gantée saluant la foule font rapidement le tour du monde. Il devra subir des greffes de cuir chevelu. Avec l'argent qu'il touchera de l'assurance (un million et demi de dollars américains), il créera le « Michael Jackson Burn Center », un centre pour les grands brûlés. Furieux de cet accident, il envisagera de rompre son contrat avec Pepsi Cola, mais sa famille l'en dissuadera et il ira même jusqu'à le renouveler en 1991 afin de sponsoriser son « Dangerous World Tour », tout comme elle sponsorisait le « BAD World Tour » de 1987. Ronald Reagan et Michael Jackson le 14 mai 1984 devant la Maison Blanche à Washington D.C.En 1984, l'album Victory scelle la désunion du groupe, chaque membre n'assurant la production que de ses propres compositions, dont pour Michael un duo avec Mick Jagger, State of Shock (originellement enregistré avec Freddie Mercury). Le Victory Tour marque la dernière apparition sur scène des frères Jackson jusqu'aux concerts du Madison Square Garden des 7 et 10 septembre 2001, en l'honneur des 30 ans de carrière solo de Michael. En 1989, les frères Jackson sortent leur dernier album, sur lequel Michael ne participe qu'à la chanson titre 2300 Jackson St. (puis apparaitra dans le clip). En 1985, Michael Jackson coécrit avec Lionel Richie la chanson We Are the World pour une ½uvre de charité en faveur de la lutte contre la faim en Afrique. We Are the World réunit quarante-quatre chanteurs différents dont Harry Belafonte, Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen et Tina Turner. Le single se vend à sept millions d'exemplaires aux États-Unis, devenant le single le plus vendu de tous les temps (record battu en 1997 par Elton John et son single Candle In The Wind). En 1986, Michael Jackson tient le rôle principal dans le film 3D Captain Eo produit par George Lucas et réalisé par Francis Ford Coppola. Le film, diffusé dans les parcs d'attractions Disney jusqu'au 17 août 1998, a coûté plus de 17 millions de dollars à produire (un record pour un court-métrage). Il contient des chansons tel que We Are Here To Change The World.


Problème de santé, Bad et Dangerous (1986-1990)
Articles détaillés : Bad et Dangerous.
Depuis le milieu des années 1980, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait la une des journaux tabloïdes et suscite l'étonnement de l'opinion publique. Selon ses déclarations, Michael Jackson a été brimé dans son enfance par son père, notamment sur son physique (il le surnommait « gros nez »). Il a aussi souffert très tôt de son exposition médiatique (notamment à l'adolescence), ce qui l'aurait mis en conflit avec sa propre image. La couleur de peau du chanteur a elle aussi changé durant les années. Au début de son éclaircissement il ne s'exprimait pas sur le sujet étant donné que ce n'est pas la seule célébrité afro-américaine à suivre ce genre de démarche. Dans les années 1990, il a déclaré être atteint du vitiligo, une maladie décolorant la peau. En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Pendant un certain temps, Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre record inégalé.Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous. Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails). Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs des rues), Man In The Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Michael reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès. Michael Jackson rentre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir 5 singles classés numéro 1 au billboards americain d'un même album. Neuf singles en seront extraits. Selon le producteur Quincy Jones dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement Prince déclina la proposition.
À la différence de Thriller et d'Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur quasi exclusif de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf. Musicalement, Bad a un son beaucoup plus métallique que Thriller, une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment). Le son est plus brut, la voix de Michael y est plus rocailleuse, il n'y a aucun répit dans Bad, qui ne contient que 3 titres lents, I Just Can't Stop Loving You Man In The Mirror et Liberian Girl, tous les autres titres étant de véritables monstres rythmiques. En 1998, Steven Hoefflin, chirurgien esthétique et médecin personnel du chanteur depuis la fin des années 1970 (et accessoirement chirurgien plastique du tout Hollywood), pratique une dernière rhinoplastie sur Michael Jackson et le met en garde contre toute intervention supplémentaire. Malgré tout, Michael Jackson en subira une nouvelle, entre autres opérations, début 2001. Le 14 novembre 2002, lors d'un procès l'opposant au producteur allemand Marcel Avram, le chanteur apparaît avec le nez recouvert d'un pansement, ce qui amènera Hoefflin, probablement soucieux de garder sa clientèle, à publier un communiqué de presse insistant bien sur le fait qu'il n'aurait plus pratiqué d'interventions sur Jackson depuis 1998.


Dangerous, accusations d'abus sexuel et premier mariage (1991 - 1994)
Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe un contrat record de près d'un milliard de dollars U.S. avec Sony et sort l'album Dangerous. Musicalement, Dangerous marque un changement de cap par rapport à Bad avec l'arrivée de Teddy Riley, le créateur du New Jack Swing pour la co-production des titres avec Jackson. La production est nettement plus dépouillée que sur les albums précédents, les rythmiques sont synthétiques et minimales, le son toujours irréprochable est froid, malgré tout cela fonctionne et des morceaux comme Jam ou In the closet ont une dynamique incroyable, les textes sont innovants et fouillés, les mélodies plus complexes. Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal The World (association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 puis toutes les deux dissoutes la même année). L'album Dangerous contient les singles Who Is It, Give In To Me, Gone Too Soon (une chanson en l'hommage d'un jeune garçon victime du SIDA, Ryan White), et Will You Be There, qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy. Cependant, les singles les plus connus et ayant eu le plus de succès sont Jam, « Remember The Time », Black or White, In The Closet, et Heal The World. Comme à son habitude, Michael Jackson sort pour ces chansons les clips parmi les plus chers, les plus créatifs et les plus innovants de leur époque : Give In To Me avec la participation de Slash des Guns n' Roses, le clip de Heal The World (correspondant à l'organisation caritative du même nom. Le clip montre des enfants et des adultes du monde entier), Will You Be There avec Michael Jackson performant sur scène. Quelques-uns des autres clips ont un scénario et des séquences de danse plus complexes avec souvent des apparitions de célébrités : le clip de Jam montre Michael Jackson et Michael Jordan jouant au basketball et dansant ensemble, tandis que « Remember The Time » se déroule dans un palais égyptien avec la présence d'Eddie Murphy jouant un pharaon essayant d'amuser sa femme Iman. Magic Johnson tient le rôle du garde du pharaon. La danse et le chant de Michael Jackson est ce qui rend finalement le personnage de Iman heureux dans cette vidéo de 9 minutes. Le clip de « Who is it » a un ambiance sombre, tel un polar, montrant une femme aux multiples visages et Michael recherchant son-aimée. Dans In the Closet, Michael et Naomi Campbell font une parade nuptiale dans un décor de refuge désertique. Dans la pochette de l'album, la fille qui murmure dans In the Closet est nommée « the mysterious girl ». Il s'agit en fait de Stéphanie de Monaco qui de passage aux États-Unis s'est retrouvée par hasard à enregistrer sa voix pour Michael Jackson. Tandis que Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis, l'album devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson en atteignant 30 millions de copies vendues derrière Bad avec 32 millions de copies vendues. Parmi tous les clips issus de Dangerous, celui de Black or White est de loin le plus diffusé, le plus populaire et le plus marquant à ce jour. Cette vidéo, dont la durée originale est de 10 minutes, a été diffusée en mondiovision le 14 novembre 1991 sur les chaînes MTV, VH1, BET et ABC, établissant ainsi un record avec sa première diffusion suivie par près de 500 millions de téléspectateurs dans le monde. La vidéo originale commence dans une banlieue américaine avec l'acteur Macaulay Culkin jouant le rôle d'un jeune fan de Michael Jackson et dont le père lui ordonne d'éteindre la musique qu'il écoute. Mais au lieu de faire cela, le personnage de Macaulay Culkin décide d'amener des enceintes géantes dans son salon en mettant le son à fond, ce qui envoie le père sur son fauteuil à travers le toit ! Le père atterrit en plein milieu d'une savane africaine. La musique de Black Or White démarre alors, et Michael Jackson amène les téléspectateurs dans un voyage autour du monde, de pays en pays et de culture en culture. À la fin de la chanson, le clip présente une séquence de morphing de visages de personnes de sexes, d'origines et de couleurs différentes (parmi ces personnes figure le mannequin Tyra Banks) pour symboliser l'unité des êtres humains. Bien que Black Or White n'ait pas été le premier clip vidéo à utiliser le morphage (le groupe Godley & Creme en ayant déjà utilisé une forme moins avancée pour la vidéo de leur chanson Cry en 1985), il a été le premier à exposer de manière massive cet effet spécial aux yeux du public, et a donc surpris beaucoup de monde. Grâce à Black Or White, ainsi qu'avec le développement de la puissance des ordinateurs, le morphage est devenu désormais quelque chose de très courant dans les clips vidéos d'aujourd'hui. En août 1993, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans prénommé Jordan Chandler. Michael Jackson et la famille Chandler s'étaient rencontrés en 1992 et une forte amitié s'était développée entre Michael et Jordan. En février 1993, Michael invite Jordan et sa famille à passer un week-end au ranch de Neverland et dans les mois qui suivent, Jordan, sa demi-s½ur et sa mère accompagnent Michael dans de nombreux déplacements. Cette forte complicité entre Michael et Jordan rend Evan, son père biologique, jaloux. Après lui avoir administré un sédatif, Jordan avoue à son père que Michael Jackson a pratiqué des attouchements sexuels sur lui. Evan exige alors de Michael Jackson qu'il paye 20 millions de dollars pour régler cette histoire ou il ira porter plainte et fera témoigner Jordan contre lui. Jackson refuse et ses avocats prétendent que toutes ces accusations ne sont qu'une tentative d'extorsion de fonds. Quelques jours plus tard, l'affaire prend encore plus d'ampleur lorsque Jordan affirme à un psychiatre que lui et Michael Jackson s'étaient embrassés, masturbés et avaient eu des rapports bucco-génitaux. Jordan Chandler porte plainte au civil en septembre 1993 et une enquête officielle est alors ouverte et la mère de Chandler affirme de manière catégorique que rien dans le comportement de Michael Jackson n'est à reprocher. Des fouilles sont organisées au ranch de Neverland et enfants et membres de la famille Jackson démentent que Michael soit pédophile. Afin de gérer le stress dû à ces accusations, Michael Jackson commence à prendre des antidouleurs, du Valium, du Xanax et de l'Ativan, auxquels il devient dépendant à l'automne 1993. Sa santé s'est détériorée à un tel point qu'il a dû annuler le reste de la tournée Dangerous World Tour pour faire une cure de désintoxication pendant quelques semaines. Avec le stress, Michael a également stoppé de s'alimenter et a commencé à perdre du poids. Avec une santé déclinante, ses amis et avocats se sont occupés de sa défense et de ses finances et lui conseillent de gérer les accusations en-dehors des tribunaux, estimant qu'il ne pourrait pas supporter un long procès. À cause de ces accusations, il stoppe sa tournée Dangerous World Tour en novembre et Pepsi Cola rompt son contrat publicitaire avec le chanteur. Son image publique se dégrade encore plus lorsque sa s½ur ainée, LaToya, annonce qu'elle a des doutes sur l'innocence de son frère, avant de retirer ses déclarations. Au cours des premières audiences, Jordan donne une description très détaillée des parties génitales de Michael Jackson et celui-ci se résout à une fouille corporelle de 25 minutes, réalisée à son ranch, afin de vérifier si la description donnée par Chandler est fondée. Michael fait alors une déclaration publique où il proclame son innocence et critique les médias pour ce qu'il perçoit comme un parti-pris envers lui. Après avoir interrogé de nombreux témoins, la justice constate le manque de preuve pour soutenir les accusations et clôt cette enquête pénal pour non-lieu. En janvier 1994, la famille Chandler et l'équipe de Michael Jackson signent un accord de 22 millions de dollars pour voir la plainte retirée. Cette transaction met fin à la plainte civile. Peu après cette histoire, le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec la fille d'Elvis Presley, Lisa-Marie Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine. Lisa-Marie et Michael s'étaient déjà rencontrés en 1975 lorsque la famille Jackson était en représentation à Las Vegas. Ils se rencontrent de nouveau en 1993 par le biais d'un ami commun et se marient après s'être fréquentés pendant quatre mois. Lisa-Marie et Michael n'annoncent officiellement le mariage que le 1er août 1994. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une man½uvre organisée par Michael afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public ou bien que c'est une technique de Lisa-Marie afin d'extorquer de l'argent à Michael pour l'église de scientologie, ce que tout deux réfutent. Ils se séparent cependant d'un commun accord le 18 janvier 1996, pour cause de « différences irréconciliables ».

HIStory, second mariage et premier enfant (1995 - 1999)
Statue de Michael Jackson utilisée pour la promotion de l'album HIStory.HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu de tous les temps. Le premier disque contient quinze des plus grands succès remastérisés de Michael Jackson. Une 16e piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les premiers pressages vendus. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans de leur soutien et la deuxième galette 15 nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker). L'album a conduit à de nouveaux singles et clips en tête des classements américains : Scream, en duo avec sa s½ur Janet, You Are Not Alone avec une brève apparition de Lisa Marie Presley (épouse de Michael à l'époque) et Earth Song. Le clip de Scream, en duo avec sa s½ur Janet, est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le clip le plus cher de toute l'histoire de la musique. Les autres singles de l'album, Childhood, Earth Song, Stranger In Moscow, et They Don't Care About Us ont eu un succès limité aux États-Unis contrairement à l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des hit-parades et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). Earth Song est un hymne Pop-Gospel contre la destruction de l'environnement. Au final, l'album s'est vendu à plus de 38 millions d'exemplaires dans le monde.
La chanson Childhood devient la bande originale du film Sauvez Willy 2.
They Don't Care About Us déclencha une polémique à sa sortie à cause de ses paroles controversés, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend. Les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album. Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Traitez moi de juif, de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Rio, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualité de guerre, de famine et de bavures policières. Un autre single de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution. Jackson s'est ensuite remarié le 15 novembre 1996 avec une femme de confession juive, Deborah Rowe dit « Debbie », infirmière en dermatologie qu'il connaissait depuis 1981. Ils ont eu ensemble un fils le 13 février 1997 qu'ils ont appelé Prince Michael Junior, et une fille appelée Paris Katherine Michael le 3 avril 1998, puis ont divorcé à l'amiable le 8 octobre 1999. Deborah Rowe alias Debbie déclarera laisser en « cadeau » (réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, en abandonnant ses droits parentaux. En décembre 2005, Debbie Rowe ayant changé d'avis, elle saisissait un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux. L'affaire a depuis été résolue de manière à satisfaire les deux parents. Les parrains des deux enfants sont les stars Elizabeth Taylor et Macaulay Culkin.


Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)
En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood On The Dance Floor, un album de remixes de quelques chansons de HIStory ainsi que 5 nouvelles chansons. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour. La chanson titre sort en single accompagnée d'un clip co-réalisé par Michael. L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis mais a encore une fois été plus populaire en Europe. Ce fut l'album de remixes le plus vendu au monde (avec 6 millions d'exemplaires vendus). Michael Jackson a également produit Ghosts, un court métrage à sensation de 40 minutes réalisé par Stan Winston, et écrit par Michael et Stephen King, qui a été diffusé hors-compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Le film utilise les chansons 2 Bad, Ghosts et « Is It Scary » (2 titres inédits de l'album Blood on the Dancefloor). Ghosts est le second single de l'album de remix, accompagné d'un clip réunissant des images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période de Halloween. Au début du printemps 1998, John Mc Clain, co-fondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael. En juin 1999 sont organisés deux concerts intitulés Michael Jackson & Friends à but caritatif, l'un à Séoul et l'autre à Munich. Ces concerts réunissent sur scène avec Michael certaines des plus grandes stars mondiales (Andrea Bocelli, Mariah Carey, Scorpions, Noa, Ringo Starr...). Une chanson écrite pour l'occasion, What More Can I Give, ne sera finalement pas interprétée sur scène ni commercialisée avant les attentats du 11 septembre 2001. Le single de What More Can I Give réunissant Michael et de très nombreux artistes comme Céline Dion, Beyoncé, Usher, Luther Vandross, Mariah Carey, ne sort pas dans le commerce suite au refus de Sony (le producteur de la chanson serait également un producteur de films pornographiques) mais est quand même disponible en téléchargement payant sur internet et les fonds récoltés iront aux victimes des attentats du 11 septembre. Une version espagnole a aussi été produite, Todo Para Ti, avec entre autres Shakira, Ricky Martin, Gloria Estefan, ainsi qu'un clip (version anglophone). En mars 2001, Michael est introduit en tant qu'artiste solo au Rock and Roll Hall of Fame (il y avait été déjà introduit avec ses frères en 1997). Les 7 et 10 septembre 2001, il fête ses trente ans de carrière solo et donne avec ses frères un show au Madison Square Garden (New York). En 2002, Jackson a eu un autre fils, Prince Michael II, surnommé « Blanket », dont l'identité de la mère est restée confidentielle, et avec lequel il déclencha une grande polémique. En octobre 2001 sort Invincible, l'album le plus cher jamais produit (avec un production avoisinant les 30 millions de dollars), qui débuta numéro 1 au classement américain Billboard, se vendant à 2,5 millions d'exemplaires aux USA et à ce jour plus de 11 millions de copies dans le monde. Bien que les chiffres restent impressionnant pour n'importe quel artiste, ils restent décevants en comparaison avec les succès précédents du chanteur et du coût de production de l'album. Invincible marque une nouvelle étape dans le style musical de Michael Jackson, puisqu'il s'oriente vers le R'n'B avec l'aide de nouveaux producteurs tels que Rodney « Darkchild » Jerkins. Contrairement aux albums précédents avec lesquels près de 9 singles étaient commercialisés (7 pour Thriller, 9 pour Bad et Dangerous et 6 pour HIStory), Invincible a produit seulement deux singles aux États-Unis avec You Rock My World et Butterflies. Cry a également fait l'objet d'un troisième single mais uniquement en Europe. You Rock My World se classe à la 10e position aux États-Unis (Billboard Hot 100), mais pendant une semaine. Le clip vidéo à gros budget pour cette chanson, avec l'apparition de Marlon Brando, Michael Madsen, Chris Tucker et Billy Drago, dure au total 14 minutes et il existe une version courte de 5 minutes. Michael fait dans ce clip des allusions à ses anciennes chansons, à ses anciens clips et aux chorégraphies qui l'ont rendu célèbre. Il existe aussi un remix de la chanson avec le rappeur Jay-Z. Butterflies est rentré dans le Top 20 américain et est même monté à la deuxième place du classement R'n'B sans avoir un single de commercialisé, mais son succès reste mitigé dans ce pays malgré un remix radio assez populaire avec la rappeuse Eve. Le manque de succès de Invincible repose pour partie dans sa très faible promotion, ce qui ouvre une crise entre Sony et Michael Jackson : plusieurs sorties de singles sont annulées (dont Unbreakable) et la promotion de cet album est arrêtée trois mois à peine après sa sortie. Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame. À cette même période, il accuse publiquement le PDG de Sony Music, Tommy Mottola, d'avoir saboté la promotion de son album Invincible. Un procès aura lieu et Tommy Mottola sera limogé de son poste suite a ces accusations. En une semaine, Invincible s'est néanmoins vendu à plus de 166 000 exemplaires en France, ce qui en fait l'album le plus vendu en une semaine par un artiste étranger dans ce pays. Michael Jackson n'a jamais interprété les titres contenus dans Invincible (hormis lors du concert au Madison Square Garden où il interpréta pour la première et dernière fois You rock my world). Ainsi, l'album fut tombé dans l'oubli 3 mois après sa sortie (contrairement à ses précédents opus qui profitaient d'une promotion s'étallant sur deux ans). Au mois de novembre de 2002, le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs s'amassent. Afin de leur présenter son fils depuis son balcon, Michael Jackson le suspend quelque secondes au dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse et le début d'une enquête sur sa capacité à élever ses trois enfants. Quelques jours plus tard, il présente ses excuses dans un communiqué écrit. Dans un reportage intitulé Living With Michael Jackson en février 2003, Jackson revient sur cette affaire en déclarant que les médias avaient eu tort de le déclarer irresponsable. Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles, afin d'assurer leur sécurité en préservant leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée à cause des nombreuses menaces de mort anonymes et de possibles tentatives d'enlèvement à l'encontre des enfants, qu'ils recevaient. Michael a affirmé dans une interview qu'il adorerait amener ses enfants sur scène avec lui et montrer leurs visages à ses fans.

Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)
Au même moment, Michael Jackson apparaît dans l'entretien Living With Michael Jackson, filmé en 2002 mais diffusé le 3 février 2003 sur Granada Television, dans lequel il parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée. Au cours de l'entretien avec Martin Bashir, diffusé sur ITV et regardé par plus de 15 millions de personnes, Jackson révèle une personnalité décalée et excentrique. Il est vu en train de dépenser plus de six millions de dollars dans un magasin à Las Vegas. Il évoque aussi lorsqu'il partage sa chambre avec des adolescents, notamment avec Gavin Arvizo, âgé de 14 ans, et dort avec eux dans la même chambre. Le 18 novembre 2003, 70 policiers perquisitionnent Neverland. Un mandat d'arrêt est lancé contre la star, qui se trouvait alors à Las Vegas pour tourner un vidéo-clip. Acceptant de s'en remettre aux forces de l'ordre deux jours plus tard, Jackson déclare être victime d'une tentative d'extorsion de fonds de la part d'une famille de maîtres-chanteurs. Le procureur qui mène l'enquête, Thomas Sneddon, est le même qui, dix ans auparavant, avait dû classer l'affaire suite au retrait d'une plainte pour le même genre d'affaire. Les Fans soutenant Michael Jackson après les accusations de 2003.Après la diffusion du reportage, Gavin Arvizo commence à accuser Jackson d'avoir abusé de lui et de son frère cadet, il prétend que le chanteur leur a servi du vin, qu'il appelle « jus de Jésus » et qu'à deux reprises, il s'est masturbé en leur présence et leur a montré des sites internet pour adultes. Janet Arvizo, la mère de Gavin, prétend aussi avoir été séquestrée avec ses enfants à Neverland, le ranch de la star. Une enquête démontrera que cette personne était une habituée des plaintes calomnieuses, et que celle-ci avait ouvert 14 comptes en banque pour récolter de l'argent et escroquer les services sociaux.
Michael Jackson, qui clame son innocence, se voit signifier, le 31 janvier 2003, 10 chefs d'inculpation susceptibles d'être punis par 20 ans de prison. Le procès People v. Jackson s'ouvre à Santa Maria deux ans après les premières charges et dure cinq mois, jusqu'à la fin mai 2005. Durant le procès, à cause du stress, la santé de Michael Jackson décline. Il perd du poids et se voit hospitalisé à deux reprises. Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict et innocente Michael Jackson de tous les chefs d'inculpation. Dans une conférence de presse, le jury a souligné le manque total de preuves, les témoignages accusateurs qui se contredisent et la nature manipulatrice de la mère. En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été numéro 1. Intitulée Number Ones, la compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de 4 CD et 1 DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et avec d'ancien morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater sert de façon restreinte à la promo du coffret et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, « Beat It », extrait du même DVD. Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Contre toute attente, le CD compilation se vend très bien (no 1 en France et plus de 350 000 exemplaires vendus), le DVD également (no 1 des ventes de DVD musicaux en France) profitant sans doute de la curiosité d'un nouveau public après le procès. Michael Jackson et son fils à Parc Disneyland en 2006.Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat prévoyait la production d'au moins un nouvel album, dont la sortie était prévue pour fin 2007. Ce contrat a été rompu en septembre 2006. En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou « Meilleur artiste de tous les temps ». Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservé aux artistes ayant vendus plus de 100 millions d'albums.


Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)
Articles détaillés : Thriller 25, King of Pop et This is it. À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25 le 11 février 2008. Il comprend deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque) ainsi que des titres originaux remasterisés et cinq titres remixés ou en featuring avec des artistes comme Akon, Fergie, Will.I.Am des Black Eyed Peas et Kanye West. Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent également simultanément. L'album comprend également un DVD des clips vidéos de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens et en deuxième place aux États-Unis. L'album se vend en tout à plus de 3 millions d'exemplaires. Le 29 août 2008, pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King Of Pop, une compilation de 18 chansons dont la liste a été choisie par des fans. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis mais a été classé parmi les 10 meilleures ventes dans de nombreux pays. Après avoir failli vendre aux enchères le ranch de Neverland le 19 mars 2008 pour couvrir une dette de 24,5 millions de dollars, le fonds d'investissements américain Colony Capital a levé l'hypothèque. Le ranch a finalement été vendu pour 35 millions de dollars début novembre 2008 et a pris pour nom Sycamore Valley Ranch. En décembre 2008, le magazine Rolling Stone le classe 25e des plus grands chanteurs de tous les temps. En janvier 2009, il retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air. Le 5 mars, il annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques à Londres, les This is it show, une série de 50 concerts à Londres. Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour.

Mort
Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouvait dans sa maison de Holmby Hills, à Los Angeles, quartier de Bel-Air, Carolwood Drive. Un peu avant 13 heures, heure locale, les pompiers du Los Angeles Fire Department reçoivent un appel annonçant qu'il venait de faire un arrêt cardiaque. Sur place, les ambulanciers voient un médecin procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Michael Jackson, en état d'arrêt cardiaque complet, est transporté d'urgence au Ronald Reagan UCLA Medical Center où il arrive six minutes plus tard. Malgré des tentatives de réanimation pendant plus d'une heure, sa mort est annoncée à 14 h 26, mais n'est officialisée que tardivement. Une enquête du département de Los Angeles des vols et homicides est menée et une autopsie est prévue pour le lendemain afin de déterminer les causes réelles de sa mort.

Finances
Dans les années 80 et 90, les revenus annuels de Michael Jackson ont été estimés à 50 millions de dollars et en 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière a été évaluée à 500 millions de dollars. Une grande partie de cette fortune repose cependant sur son catalogue de trois cent mille chansons. En août 1985, il s'était porté acquéreur du catalogue de chansons des Beatles pour 47,5 millions de dollars. En 2006, ce catalogue, dont il possède encore les droit sur près de la moitiés des titres, a été estimé à un milliard de dollars. Malgré cette fortune potentielle, Michael Jackson a du emprunter près de 270 millions de dollars afin de supporter son train de vie personnel estimé à 30 millions de dollars par an. En octobre 2002, diverses banques internationales ont prétendu que Michael était endetté de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le même mois, un organisateur de concerts, Marcel Avram, a poursuivi Michael Jackson devant le tribunal de Santa Maria en Californie, en prétendant que Michael avait illégalement rompu un contrat pour la tenue de deux concerts pour le passage au nouvel an 1999-2000. Michael a perdu le procès mais a fait appel du jugement.
Michael Jackson était également en conflit avec son ancien conseiller financier, l'entreprise sud-coréenne Union Finance and Investment Corporation, qui prétend que Jackson leur devait plus de 12 millions de dollars de frais et dépenses et que le train de vie extravagant du chanteur l'ont conduit à la banqueroute.


Style musical
Thèmes et genres
Bien que considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est attaqué à plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade et soul dans Thriller.


Style vocal
À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, il est décidé que Michael habiterait chez Diana Ross. Il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'était elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, “Je veux être exactement comme toi, Diana” ». Mais Michael doit surtout à Diana Ross les ooohs de ses débuts. À ses débuts, Michael ponctuait presque toujours ses vers de ooohs. Pas un long oooh mais plutôt une exclamation soudaine. Diana usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et Michael était ravi de se l'approprier.

Clips vidéos
Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo style mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique. En effet, pour la première fois, un scénario apparaît dans les clips vidéo et ce grâce à son clip Thriller d'une durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes) et sa chorégraphie ayant fait le succès de la chaîne américaine MTV. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginée par l'artiste lui-même (Can you feel it étant une chanson des Jacksons). Parmi ses clips les plus célèbres apparaissent Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad, The way you make me feel, Smooth criminal, Black or white, Ghosts, Remember the time, Jam, ou encore Scream.

Discographie
Articles détaillés : Discographie de Michael Jackson et Singles de Michael Jackson.

Albums solo sortis sous le label Motown
1972 : Got to Be There
1972 : Ben
1973 : Music and Me
1975 : Forever, Michael


Albums solo sortis sous le label Sony1979 : Off the Wall
1982 : Thriller
1987 : Bad
1991 : Dangerous
1995 : HIStory - Past, Present, and Future: Book 1
1997 : Blood On The Dance Floor
2001 : Invincible
2008 : Thriller 25


Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony
1981 : One Day In Your Life
1984 : Farewell My Summer Love
1997 : Blood On The Dance Floor - HIStory in the Mix
2001 : Greatest Hits - HIStory Volume I
2003 : Number Ones
2004 : The Ultimate Collection
2005 : The Essential Michael Jackson
2008 : King Of Pop
2009 : The Collection (Michael Jackson)


Filmographie

En tant qu'acteur
1976 : Bugsy Malone, de Alan Parker : Razamataz
1978 : The Wiz, de Sidney Lumet : L'épouvantail
1986 : Captain EO (attraction des parcs Disney), de Francis Ford Coppola : le Capitaine EO
1988 : Moonwalker, de Jerry Kramer et Colin Chilvers : lui-même
1991 : Les Simpson, de Matt Groening : Leon Kompowsky (crédité par John Jay Smith) (saison 3, épisode 1 : Mon pote Michael Jackson)
1996 : Ghosts, de Stan Winston : le Maestro et le Maire de la ville
1999 : Swing Vote (TV), de David Anspaugh : lui-même
2002 : Men in Black II, de Barry Sonnenfeld : L'agent M
2004 : Miss Cast Away, de Bryan Michael Stoller : L'agent MJ
2004 : South Park, de Trey Parker et Matt Stone : Michael Jefferson


En tant que producteur
2002 : Wolfed

Autobiographies
1988 : Moonwalk (livre)
1992 : Dancing The Dream
2006 : My World, The Official Photobook, Vol. 1


Récompenses
Article détaillé : Liste des récompenses de Michael Jackson.
Avec plus de 230 récompenses, Michael Jackson est l'homme le plus récompensé de l'histoire, la plupart étant dans le domaine musical.


Jeux vidéo

Michael Jackson a fait l'objet de plusieurs jeux vidéo :

Moonwalker est un jeu d'arcade sur Megadrive et Master System. Le joueur y incarne Michael Jackson dans l'histoire adaptée du film homonyme. Le jeu est également sorti sur micro-ordinateur PC, Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et Commodore 64 dans une version totalement différente. Une autre version est sortie dans les salles d'arcade sur le hardware System 16 de Sega[104] ; il s'agit ici d'un jeu d'action en vue isométrique.
AS-1 (Virtual Ride Motion Theater System) sur borne d'arcade. Simulation spatiale de Sega, avec Michael Jackson en commandant.
Space Channel 5 sur Dreamcast, PlayStation 2 et Gameboy Advance. Le personnage de Space Michael apparaît après la réussite des derniers niveaux du jeu. Il s'agit d'une modélisation de Michael Jackson, dans un costume argenté futuriste.
Space Channel 5: Part 2 sur Dreamcast et PlayStation 2. Le personnage de Space Michael réapparait dans les derniers niveaux du jeu. Contrairement au premier volet, il faut cette fois-ci le secourir. Pendant cette partie du jeu, le joueur peut voir Space Michael danser une chorégraphie rappelant celles de Bad, Beat it et Thriller avec l'héroïne, Ulala.
Ready 2 Rumble Boxing: Round 2 est un jeu de boxe sur PlayStation 2 et Dreamcast avec Michael Jackson comme personnage caché.
Grand Theft Auto: Vice City pour PlayStation 2, PC, et Xbox contient deux chansons de Michael Jackson : Billie Jean et Wanna Be Startin' Somethin'.
Guitar Hero : World Tour pour PlayStation 2, PlayStation 3, Wii et Xbox360 contient une chanson de Michael Jackson jouable : Beat It.
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#Posté le vendredi 26 juin 2009 06:38

Modifié le vendredi 26 juin 2009 10:34

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